La propriété intellectuelle, un secret trop bien gardé

Très souvent négligée, la propriété intellectuelle (PI) devrait pourtant se trouver au cœur de la stratégie de toute entreprise. Pourtant, au Canada, seulement 18,2 % des entreprises possèdent une forme de PI, selon l’avocat montréalais David Durand. Ce manque d’intérêt s’explique notamment par une méconnaissance du sujet et par la perception que la protection de la PI entraîne des coûts importants. 

Pour Damien Calvet, associé et agent de brevets chez Gowling WLG, il est essentiel de vérifier l’état des brevets et des marques existants avant la mise en marché d’un produit. Cette démarche permet d’éviter les risques de contrefaçon et de protéger ses propres innovations. La PI doit donc être intégrée à la stratégie de commercialisation dès les premières étapes d’un projet. 

Toutefois, breveter n’est pas toujours la meilleure option. Dans certains cas, le secret industriel peut offrir une protection plus durable et moins coûteuse. Quel que soit le choix, la PI demeure un actif stratégique : elle renforce la crédibilité d’une entreprise, peut être valorisée sous forme de licences et contribue à attirer des investisseurs. Bien intégrée au plan d’affaires, elle devient un levier essentiel de création de valeur à long terme.

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